Je ne sais pas si tu te souviens mais cette année j’ai décidé d’utiliser un bullet journal pour organiser mon quotidien. Un bullet journal (bujo, pour les intimes) est un simple cahier dans lequel on organise son quotidien, ses projets et ses envies. L’inventeur de cette méthode, Ryder Carroll, a posé les bases de la structure de ce carnet en définissant des catégories ou chapitres (log en anglais) pour aider à s’y retrouver.

L’utilisation d’un simple agenda ne répondait pas à toutes mes attentes. Il ne permet pas la planification de projets, ni le suivi des certaines activités : 2 aspects qui me sont devenues essentiels cette année.

Aujourd’hui je fais le point sur ces 5 mois de pratique afin de te partager mon expérience de cet outil d’organisation très spécial. En effet si tu hésites à commencer un bujo ou si tu galères un peu dans l’organisation de ton carnet, la lecture de cet article pourra certainement t’aider !

 

Ma vie en 2019…

Pour bien comprendre la place du bujo dans mon quotidien, il faut comprendre un peu quelle a été ma vie ces 5 derniers mois… (dans les grandes lignes, bien sûr ! ).

Je dois t’avouer que je ne m’attendais pas à autant de changements en si peu de temps. J’ai même dit à une de mes collègues que j’avais l’impression qu’une année entière s’était écoulée depuis le début de l’année tellement cela a été intense.

Pour rester dans les grandes lignes, voici la liste des événements marquants de 2019 :

  • Préparation d’un changement de carrière
  • Hospitalisation d’un proche, qui c’est fini par un décès
  • Participation à un challenge blog sur 8 semaines
  • Pannes de voiture (toujours en réparation pour un joint de culasse…)
  • Anniversaire des 6 ans du Petit Bout de Chou
  • Suivi de formations sur internet
  • Et le simple quotidien d’une femme d’aujourd’hui !

Bref, ma vie est très riche en émotions et en imprévus en tout genre. Mon cerveau a parfois du mal à suivre et le fait de noter ce que je dois faire ou ce que j’ai fait me permet de faire le point et de garder le cap. Le soutien que m’a apporté ce carnet n’était pas du tout superflu.

D’ailleurs le premier exercice à faire, avant de créer ton bullet journal est un inventaire mental. Cela consiste à recenser sur une feuille « ce que tu fais », « ce que tu devrais faire » et « ce que tu as envie de faire ». Ainsi cela permet de donner des priorités d’action et donc d’organisation.

Retour sur mes premières difficultés…

Lors de mon premier article sur le sujet, j’avais évoqué quelques difficultés et appréhensions concernant la mise en place et le suivi de mon bujo. J’ai donc décidé de reprendre ces différents points et t’expliquer mes compromis.

L’aspect créatif… ou plutôt artistique

Si tu as déjà cherché des exemples de bullet journal sur les réseaux sociaux, il est fort à parier que tu as découvert de magnifiques photos de carnet joliment illustré à la main, avec une écriture manuscrite impeccable.

Je te rassure tout de suite : le mien ne ressemble pas du tout à ça !

Je recherche avant tout un objet fonctionnel, et qui garde une certaine lisibilité dans le temps. Mes tableaux et reports sont simples, mais efficaces. Ma fantaisie se limite donc à des titres en couleurs, quelques photos du quotidien sur des pages mensuelles (mais elles se font rares) et quelques rubans de masking tape pour délimiter les pages.

Finalement cela me correspond bien et s’adapte bien à mes humeurs du moment. L’avantage est qu’on peut se permettre de faire évoluer son style dans le temps en fonction de ses envies et ses intentions.

L’organisation de la semaine

La méthode de Ryder Carroll, créateur de la méthode bullet journal, propose plutôt une gestion des tâches au mois, avec une to do list à refaire chaque mois. Personnellement je préfère une gestion de mes tâches à la semaine. C’est pourquoi je conserve un agenda « classique » dans lequel j’inscris jour par jour mes tâches à accomplir.

Depuis 5 mois, j’arrive à prendre un peu plus de temps le dimanche soir (ou le lundi soir, selon mes disponibilités) pour répartir des tâches et objectifs sur la semaine à venir, voire sur le mois complet. C’est un moment particulier pendant lequel je vérifie ce que j’ai effectué la semaine précédente, s’il y a des choses qui se reportent ou s’annulent. Puis je regarde les différents rendez-vous, obligations, ou deadline à venir… pour moi c’est très rassurant d’avoir une certaine visibilité sur mon emploi du temps. 

Mais ces derniers mois m’ont fait comprendre qu’il fallait laisser de la place à l’imprévu et que tout ne pouvait pas (ou ne devait pas) rentrer dans un agenda. Ainsi il m’est arrivé de ne presque pas planifier d’actions sur une semaine tellement l’avenir pouvait être incertain par période. Cela peut paraître paradoxale, mais étrangement c’est soulageant de savoir son agenda et son esprit libre pour vivre pleinement les événements importants et s’y adapter sans contraintes.

Prendre le réflexe

Ecrire tous les jours dans un cahier n’est pas quelques choses d’inné, en tout cas : pas pour moi. Et la méthode originelle du bullet journal propose de reporter tous les jours : les actions, les idées, les rendez-vous, et tout ce qui nous passe par la tête dans la feuille de route quotidienne (ou dailylog).

J’essaye d’y reporter régulièrement toutes les actions que je trouve pertinentes à archiver mais je n’ai ni envie ni vraiment le besoin d’écrire tous les jours. Par exemple, je ne trouve pas pertinent d’écrire que j’ai passé un dimanche tranquille à la maison par jour de pluie.

De même, je n’ai pas toujours le temps ou l’énergie tous les soirs pour faire un point (même 5 minutes) sur ma journée. Il m’arrive donc de reporter à posteriori ces informations. Ainsi les informations qui me semblent essentielles sont archivées et mon bullet journal ne devient pas une contrainte journalière.

Il est important de trouver une routine d’utilisation et de report d’informations dans ton cahier. C’est une action très personnelle selon moi, et toi seule peux savoir quelle est la bonne fréquence et le bon moment.

Mon bujo aujourd’hui

J’aimerai te partager mon utilisation des différentes catégories (ou log en anglais) d’un bullet journal. Tu pourras ainsi comprendre que selon tes objectifs et ton mode de vie, chaque élément peut s’adapter.

Chaque catégorie est un simple ensemble de pages dans ton cahier que tu réserves pour une utilisation particulière, comme un index, un lexique, ou un calendrier. C’est toi qui définit le nombre de page et la mise en page de chaque partie.

La feuille de route annuelle (Future log)

Cet ensemble de page te permet d’avoir une une visibilité complète de l’année. Il faut donc 12 séparations, pour les 12 mois de l’année. La mise en page est totalement libre d’interprétation !

Cette rubrique est là pour :

  • te projeter dans les mois qui viennent
  • gérer la charge de travail et d’activité
  • planifier des projets
  • reporter les rendez-vous et anniversaires
  • gérer les deadlines (du style : déclarer les impôts avant le…)

C’est une partie importante de mon bujo, même si je ne n’y réfère pas tous les jours.

P
  • Très simple à mettre en place : j’ai séparé 4 pages en 3 parties (une page par trimestre).
  • Idéal pour la planification d’un projet par étape, mois par mois.
  • Donne une bonne visibilité sur ce qui a déjà été réalisé et la charge des actions reportées.
O
  • La création d’un tableau avec les jours pour chaque mois ne m’apporte rien (alors que c’est le plus long à écrire).

,La feuille de route mensuelle (Monthy log)

Au début de chaque mois, tu réserves 1 ou 2 pages pour une vue sur l’ensemble du mois ainsi que la to do list. Comme d’habitude, la mise en page reste libre.

J’organise mon mois sur 2 pages : l’une pour écrire jour par jour les grands événements du mois (anniversaire, vacances, rendez-vous, faits marquants, etc…) et l’autre page, en face, pour reporter les actions à faire dans le mois.

P
  • Idéal pour voir en un coup d’œil les faits marquants du mois.
  • Très simple à mettre en place chaque mois.
  • Pratique pour la gestion de projet, et dans le détail des actions à mener.
  • Me sert de base pour mon organisation hebdomadaire. 
O
  • Il faut reporter chaque mois la trame des 2 pages. Selon le design que tu choisis cela peut prendre plus ou moins de temps… C’est pourquoi j’ai choisi une mise en page très simple.

La feuille de route quotidienne (daily log)

C’est la partie qui peut ressembler le plus à un agenda à page quotidienne ou hebdomadaire. Selon son créateur, qui veut que ce soit la partie la plus modulable du cahier, il faudrait y écrire de façon synthétique tous les faits, les idées et les informations marquants chaque jour.

C’est la catégorie qui prend finalement le plus de place dans le carnet.

P
  • Ressemble à un croisement entre un journal intime et agenda.
  • Très grande possibilité de personnalisation, au jour le jour.
  • Permet de conserver toutes sortes d’informations pour y revenir plus tard si nécessaire.
O
  • C’est la partie qui demande d’être la plus assidue dans la pratique.
  • Un temps d’apprentissage est nécessaire pour synthétiser les informations, tout en restant lisibles et compréhensibles quelques mois plus tard.
  • Il m’est difficile de savoir quelle information restera pertinente ou intéressante à la longue. Il me manque encore de l’expérience pour être vraiment à l’aise avec cette feuille de route qui fait parfois doublon avec mon agenda… je pense que quelques ajustements seront encore nécessaire 😉

Les listes de suivi (tracking list)

Les fameuses listes de suivi d’activité, de poids ou de contraintes en tout genre !

Il n’y a pas d’obligation de créer cette rubrique dans ton bujo. Cela peut être utilise pour mesurer l’avancement d’un projet ou la régularité d’un projet.

En générale cela demande une page de cahier par type de suivi.

P
  • Personnalisable à souhait : tu peux créer un suivi quotidien, hebdomadaire ou annuel…
  • Peut convenir à tout type de suivi (poids, activités physiques, publications, nutrition / santé, ménage, entretien, etc…).
  • Très gratifiant lors qu’on coche la petite case chaque jour.
O
  • Peut vite devenir très contraignant si tu as créé trop de tracking list. Il faut donc bien définir l’objectif de chaque liste pour ne pas le perdre de vu au fil de mois.

 

Les collections

Les collections sont des pages dédiées à des thématiques de ton choix. Elles s’insèrent où tu le souhaites dans ton cahier et répondent à tes besoins précis. Il existe donc une infinie quantité de collections possibles : liste de livres à lire, projet de mariage ou de voyage, gestion des comptes, etc… Tu peux aussi y reprendre les thèmes trouvés dans ton « inventaire mental » (« ce que tu dois faire », « ce que tu as envie de faire »…).

Là aussi tout est possible en matière de thématique et de design !

Pour ma part, j’ai limité les collections à 4 pour le moment : 2 projets, un suivi personnel et une liste de souhait shopping. D’autres viendront à l’occasion d’organisation d’événements 😉

P
  • La gestion des collections apporte une vrai personnalisation des modules de ton cahier (ce n’est pas dans un agenda pré-imprimé que tu vas trouver uniquement les catégories qui te ressemblent).

 

O
  • Une collection peut vite devenir obsolète ou sans intérêt. Avant de suivre « la liste des 10 collections à avoir absolument dans son bujo », réfléchit si cela va t’aider dans tes objectifs de vie. Par exemple, « l’index » du bullet journal est une collection spéciale qui sert à reporter le titre et numéro de chaque page en début de cahier afin de retrouver facilement toutes les informations. J’avais réservé quelques pages pour ça lors de la création de mon carnet. Résultat : je ne m’en sert pas du tout car je n’y trouve pas d’intérêt et que ça demande du temps, je l’ai finalement abandonné. 

Le choix du carnet

J’ai opté pour un cahier Atoma format A5 avec page « dot » ( à point) couleur crème. Il existe une multitude de cahier, et chacun y trouveras son bonheur. Je vais donc te faire un retour uniquement sur mon cahier.

P
  • Format A5 idéal pour moi : facile à transporter, mise en page rapide.
  • L’impression « dot » est plus agréable sur la page qu’un simple quadrillage. La page semble plus aérée et est plus simple à lire.
  • La qualité et l’épaisseur du papier sont très bien.
  • Les anneaux donnent une excellente souple à la manipulation du cahier et à sa mise en page (regroupement et ajout de page au fur et à mesure de l’utilisation).
  • Compatibilité avec les anneaux et la perforatrice « Happy planner », et donc possibilité d’insérer de nouvelles feuilles provenant d’autres supports.
O
  • La couleur crème des feuilles ne met pas assez en valeur les couleurs des stylos et feutres.
  • Les anneaux en plastiques sont un peu petits et l’ajout de nouvelles pages sature très vite le cahier. (Il me faudra acheter des anneaux plus larges).
  • Le prix est un peu élevé (6€33 hors frais de port…). Je sais que la qualité se paye, et globalement ce cahier est de qualité, mais il n’est pas disponible partout et les options pour le personnaliser restent limités chez la marque Atoma.

A l’avenir…

Aujourd’hui j’ai recouvert d’écriture environ les 2 tiers de mon cahier. Et d’ici quelques mois, je ferais mon premier report d’informations d’un cahier à un autre. Je pense que j’en profiterai pour faire un premier bilan de cette année !

Je continue de chercher un bon équilibre pour ma gestion hebdomadaire des tâches. Cela passera peut-être par une révision de ma « feuille de route quotidienne ». Une chose est sûre, à terme j’aimerai utiliser un seul support qui regroupe les qualités du bullet journal et d’un agenda.

Mon aventure bujo est donc loin d’être fini !

As tu déjà commencé un bullet journal ou un agenda créatif ? Quelles difficultés as tu rencontré et comment les as tu résolu ? Je t’invite à partager ton expérience en commentaire.

Si tu as aimé cet article, partage le à ton entourage ! Ou conserve le dans tes tableaux Pinterest 😉 

 

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