En début d’été Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la santé, déclare rendre obligatoire la vaccination contre 11 maladies pour les enfants de mois de 2 ans à partir de 2018. En tant qu’individu et mère, je me suis interrogée  : pourquoi cette déclaration, pourquoi maintenant, pourquoi ces maladies et quels sont les intérêts pour chacun. Mes recherches m’ont beaucoup appris et mon opinion sur ce sujet c’est légèrement modifié… il faut dire que le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît!

Je vous propose avec cet article de vous forgez votre propre opinion sur la question de l’obligation vaccinale. Mettez de côté vos a priori sur le sujet le temps de cette lecture. Et enfin tirez vous même vos conclusions! Je ne cherche pas ici à recréer l’éternel débat manichéen Pour / Contre la vaccination mais simplement à rassembler des réponses de sources fiables (et d’y ajouter ma compréhension de ces documents). Si vous souhaitez ensuite que votre opinion soit prise en compte : contactez vos élus, faîtes une action citoyenne…

Pourquoi on parle d’obligation vaccinale aujourd’hui?

Parce qu’en début d’été Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la santé, déclare rendre obligatoire la vaccination contre 11 maladies pour les enfants de mois de 2 ans à partir de 2018. Mais pas que…

Cette nouvelle ministre n’a pris ces fonctions que très récemment et il faut savoir que ce genre de projet de loi ne se fait pas en 6 mois. En creusant un peu j’ai trouvé plusieurs explications…

L’OMS

Il existe un plan d’action mondial pour les vaccins à l’OMS prévu jusqu’en 2020. Vous pouvez trouver d’autres documents liés à la vaccination sur leur site (ici). « La vision de la Décennie de la vaccination (2011-2020) est celle d’un monde dans lequel tous les individus et toutes les communautés profitent d’une vie exempte de maladies évitables par la vaccination. » Je vous invite à parcourir tous ces documents pour vous faire une idée de la façon très détaillée de ce plan proposé aux Gouvernements pour améliorer le couverture vaccinale de leur « communauté ». La collecte de données des populations y est également importante…

Le recours au Conseil d’Etat

Il faut savoir qu’aujourd’hui l’obligation vaccinale existe déjà (Article L3111-2 et Article L3111-3)  en France et sous peine de poursuite pénale. Seules 3 maladies sont concernées : Diphtérie, Tétanos et Polyomyélite, le fameur DTP. Mais voilà, bizarrement la solution vaccinale contenant uniquement ces 3 vaccins n’est plus disponible! C’est pourquoi les médecins prescrivent le nouveau vaccin hexavalent (contre 7 maladies dont l’Hépatite B) à tout le monde. Et si vous voulez être en règle pour la scolarisation des Petits Bouts de Chou… vous n’avez plus trop le choix… à part le recours au Conseil d’Etat!

Un groupe de citoyen a interpellé le Conseil d’état sur le fait que seul le vaccin DTP est obligatoire et que l’Etat français doit garantir l’approvisionnement de celui-ci sans autre obligation. La réponse du Conseil d’état daté de février 2017 est ici! On peut facilement penser qu’un des échappatoires du Gouvernement soit d’obliger l’ensemble de la population à se vacciner pour toutes ces maladies plutôt que de contraindre les groupes pharmaceutiques à produire à nouveau le vaccin DTP seul… ce n’est que spéculation de ma part…

L’épidémiologie

Il semblerai ces dernières années qu’il y ai une recrudescence de cas de maladies telles que la rougeole, les oreillons… et que la couverture vaccinale n’est plus suffisante. L’institut de veille nationale a présenté son rapport concernant  l’élargissement de l’obligation vaccinale à 11 maladies => ici! Je vous invite grandement à lire le pdf nommé « Dossier pédagogique ». Il rappel que 70 à 98.9% de la population française selon les maladies est déjà vaccinée, mais qu’il faudrait atteindre 95% pour « interrompre la circulation des virus ». Vous y trouverez également la répartition des cas déclarés par maladie en France ces dernières années, cela vous permettra de relativiser l’ampleur des épidémies!

Personnellement j‘aimerai connaitre le niveau socio-économique des personnes touchées par ces maladies. Je n’ai pas trouvé d’études ou de remarques mettant en relation les qualités de vie (nutrition, hygiène et environnement) avec le développement de ces maladies. J’ai toujours l’a priori qu’une bonne hygiène de vie diminue renforce les défenses immunitaires et donc diminue l’apparition de ce genre de maladie… reste à le prouver…

Le vaccin : à quoi ça sert?

Définition

Pour faire court : on introduit dans le corps une substance afin d’induire une réponse immunitaire positive contre une maladie. Pour que le corps puisse se protéger rapidement la prochaine fois!

Pour plus d’info : rendez vous sur Wikipédia! (au moins pour la description du processus ;-))

Intérêt individuel!

Pensons d’abord à nous-même pour une fois!

Dans l’idéal grâce a une petite piqûre notre organisme apprend à reconnaître les agents infectieux. Et par la suite si ces agents infectieux rentrent dans notre corps, notre machinerie immunitaire leurs mettra la pâtée ni vu ni connu! Bref on n’est pas malade!

Il faut garder en tête que la Diphtérie, le Tétanos et la Poliomyélite ne sont pas des maladies très cool. Si on les attrape : on passe un très mauvais moment! Et si on n’en meurent pas : on garde des séquelles graves et irréversibles. Il en va de même pour les 8 autres maladies dont la vaccination est encore seulement recommandée.

Je pense que dans un monde idéal personne ne souhaite être maladie et ferai tout pour ne pas l’être.

Intérêt collectif

Toujours dans un monde idéal, si un grand nombre de personne est vacciné (95% selon l’institut de veille sanitaire) cela suffit à réduire la progression de l’épidémie et à protéger les personnes trop faibles autour de nous qui ne pourraient pas supporter une vaccination.

En pratique, par exemple,  on conseille aux nouveaux parents et au cadre familiale de se vacciner contre la coqueluche avant la naissance d’un bébé pour protéger celui-ci dès la naissance (par intermédiaire).

C’est donc pour l’intérêt collectif que le ministre chargé de la santé pense pour nous : voir le code de la santé publique article L3111-1! Parce qu’en fait on n’a pas vraiment notre mot à dire car la vaccination est du ressort de la santé publique, et donc décidé par le ministre chargé de la santé…

Le seul avantage à élargir l’obligation vaccinale à 11 maladies est que cela rendrai les vaccins 100% remboursables par la sécurité sociale et que toutes les couches de la populations pourrai en bénéficier gratuitement.

Et les effets secondaires?

Il suffit de lire la notice!

Vous pouvez facilement trouver la notice et les composants des vaccins sur le site Mesvaccins.net. Prenons l’exemple de l’Infanrix Hexa très décrié ces derniers temps. Les effets indésirables sont reportés dans un tableau avec leur fréquence d’apparition :

Les fréquences par dose sont définies comme suit :

  • Très fréquent : >= 1/10 ;
  • Fréquent : >= 1/100 et < 1/10 ;
  • Peu fréquent : >= 1/1000 et < 1/100 ;
  • Rare : >= 1/10 000 et < 1/1000 ;
  • Très rare : < 1/10 000.

Il est donc très fréquent que le nourrisson ait de la fièvre, une perte d’appétit, soit irritable après l’injection. Apparemment il est acquis qu’un vaccin n’est pas sans maux…

La problématique de ce genre de vaccin « polyvalent » est que les effets secondaires des souches vaccinales se cumulent : lorsqu’il y a plusieurs maladies mélangées dans une seule injection, l’organisme provoque une réponse immunitaire à chacune des maladies mais en même temps! Cocktail Molotov garanti!

Perso je comprend mieux mes réactions aux vaccins et celles de mon Bout de Chou. Astuce de Maman (à voir avec votre médecin bien entendu…) : administrer 1 doliprane (dosage selon le poids) avec l’injection pour minimiser la fièvre et en cas de  » gonflement localisé au site d’injection » : cataplasme d’alcool pendant plus de 30 min. et ça « dégonfle ».

Et l’aluminium?

L’hydroxyde d’aluminium est un adjuvant utilisé pour renforcer l’efficacité de la réponse immunitaire. Aujourd’hui il est très difficile voir impossible de trouver un vaccin sans cet adjuvant. Vous pouvez contrôler sa présence dans la fiche du produit (exemple : Infanrix Hexa).

Vient alors la question de la toxicité!

Pour ceux qui ne sont pas habitués à la manipulation de produit chimique, sachez que tous les produits chimiques sont décrit dans des Fiches De Sécurité (FDS ou MSDS en anglais). On y trouve en autre l’identification moléculaire du produit, ses propriétés physiques et chimiques, ses risques pour la santé et l’environnement, la réglementation d’utilisation… Voici ici la FDS de l’hydroxyde d’aluminium , rien de bien alarmant à la lecture de ce document! Ce qu’il faut garder en tête c’est que ce genre de document est régulièrement mis à jour et que la classification du produit peut évoluer en fonction des études effectuées.

Etudes?

Et justement quelques études sont menées dans le monde, comme par exemple par SAGE, dans cette publication : « Mechanisms of aluminum adjuvant toxicity and autoimmunity in pediatric populations ». Les conclusions ne sont pas catégoriques sur la toxicité de l’aluminium mais incitent sur la nécessité de poursuivre les études.

Enfin l’apparition de la maladie Myofasciite à macrophages semblerai être en corrélation avec une accumulation d’aluminium dans les tissus de certaines personnes ayant des difficultés physiologiques à évacuer naturellement cet adjuvant. L’OMS recommande la poursuite des recherches sur le sujet mais « ne  dispose à l’heure actuelle d’aucun élément qui justifierait de recommander la modification des pratiques de vaccination (choix du vaccin, calendrier de vaccination, modes d’administration ou information) dans le cas de vaccins contenant de l’aluminium. »

Jusqu’à preuve du contraire… on peut y aller les yeux fermés… et c’est sans parler des autres adjuvants…

Calendrier vaccinale

Voici à quoi ça ressemble :

A savoir : le calendrier vaccinale est un outil pour suivre « les bonnes pratiques vaccinales ». La seule obligation légale en 2017 est de vacciner son enfant contre la Diphtérie et le tétanos avant l’âge de 10 ans et 15 ans contre la poliomyelite sous peine de poursuite. Alors quand votre pédiatre vous casse les oreilles pour un mois de retard…

Et le dosage d’anticorps?

C’est quelque chose dont on n’entend pas parlé mais dont j’ai souvenir, enfant, lorsque je n’étais pas en état d’avoir un rappel de vaccin et qu’à la place on n’avait fait un dosage d’anticorps.

Qu’est ce que c’est?

Une simple prise de sang!

Un laboratoire d’analyse médicale recherche ensuite dans votre sang les anticorps correspondant à une maladie. En fonction de leur dosage on peut en conclure si vous avez été en contact ou non avec la maladie et si vous avez un niveau de défense immunitaire assez élevé.

Vous trouverez ici le nombre de tests possible en examen biologique, et par exemple l’Hépatite B.

Qu’est ce que ça apporte?

On peut facilement connaitre l’état de ses défenses immunitaires à tout moment par un simple prélèvement de sang. Et à la place de faire des rappels de vaccination « à l’aveugle » pour tous, on pourrai faire des rappels de vaccination « intelligents » qui sont adaptés aux réels besoins de l’individu sans compromettre la couverture immunitaire collective!

Je ne connais pas le coût exacte de ces dosages, ni leur niveau de fiabilités, mais je trouve cela légèrement moins invasif que l’administration très jeune et à répétition de produits divers dans le corps…

Mise en garde du Professeur Joyeux

Le Professeur Henri Joyeux est chirurgien cancérologue formé à la faculté de médecine de Montpellier, vous trouverez son site ici. C’est donc un vrai Docteur en médecine!

Son problème : il est cancérologue alors pourquoi il donnerai son avis sur les vaccins, c’est comme si un neurologue parlait de problèmes cardiaques! Et puis c’est pas comme s’il avait fait 6 années d’études en tronc commun avec les autres spécialités…

Ce Monsieur très censé nous met en garde : jusqu’à maintenant seuls 3 vaccins sont obligatoires DTP tous les autres sont seulement « recommandés » et pourquoi administrer des métaux lourds (aluminium ou mercure) à des nourrissons de 2 mois. Enfin il rappelle qu’un « nourrisson en bonne santé a besoin de 1000 jours après sa conception pour construire son système immunitaire naturellement. »Selon lui, il faut revenir à des solutions vaccinales sans adjuvants potentiellement nocifs (jusqu’à preuve du contraire) et arrêter de vouloir vacciner des populations trop jeunes en fonction des maladies auxquelles elles sont réellement exposées.

Au final…

Pendant longtemps j’étais « pro-vaccin » sans vraiment me poser de question. Puis l’épisode de la vaccination plus que fortement conseillée de l’Hépatite B au collège m’a un peu déstabilise : les rappels m’ont donné de la fièvre et une épaule déformée pendant plusieurs jours sans parler des bruits de couloirs des aiguilles utilisées plusieurs fois… Le seul vaccin que je continue à faire est contre le Tétanos car c’est vraiment une maladie pas cool que l’on peut choper tout seul!

Pour mon enfant, nous en avons parlé en couple. Le seul vaccin avec le DTP disponible était l’Infanrix Hexa… en discutant avec le médecin, et parce que notre enfant était en bonne santé, nous le lui avons fait le plus tard possible avant d’être en collectivité… pour ces 3 mois.

Je pense sincèrement que la vaccination doit être un choix personnel même si cela présente un grand intérêt collectif. Je considère être la seule en mesure de déterminer ce qui est bon pour moi et pour mon corps avec tout le droit à l’erreur que je n’autorise.

Au fur et à mesure de mes recherches, je me suis demandée pourquoi le gouvernement n’applique pas « le principe de précaution » en interdisant les adjuvants déjà mis en cause le temps de faire des études complémentaires et pourquoi autant de précipitations dans les prises de décisions.

Si les toutes mises en garde contre les adjuvants se révèlent exactes cela signifierai que nous aurons exposé nos enfants à d’aussi grands maux que ceux pour lesquels ont aura voulu les protéger. Et qui serait alors responsable? Le ministre chargé de la santé qui a fait voté la loi? Le médecin qui a fait l’injection? Le groupe pharmaceutique qui a créé le vaccin? Les parents qui auront obéit à la loi et qui ont confiance en leur pays? Nous sommes déjà tous responsables!

J’aimerai :

  • Un débat public sur le sujet avec un référendum.
  • La mise en place du « principe de précaution » pour les adjuvants mise en accusation.
  • la pratique des dosages d’anticorps avant le rappel de vaccination.
  • Plus d’études épidémiologiques selon l’âge et le milieu socio-économique, pour une prévention plus ciblée.
  • Aborder la prévention des maladies par d’autres moyens que la vaccination systématique : en améliorant l’hygiène de vie globale de la population par exemple.
  • Garder mon libre arbitre en ce qui concerne mon corps.

J’espère que cet article, bien qu’un peu loin et non exhaustif, vous a rendu curieux sur le sujet et vous a donné des pistes de réflexion. Continuez à lire, à écouter et surtout faites vous votre propre opinion et gardez vos sens critique!

Pour ma part, c’est fait 😉

Vous trouverez la pétition « Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires ! » ici.